dimanche 12 août 2007

仏青年、心探った「奥の細道」


この春、一人のフランス人が「奥の細道」をたどる旅に出た。県国際交流員のジョルダン浪漫さん(25)。日光から宮城県松島までの約300キロは、ジャポンの「心」を探る旅だったという。「捜し求めていた古き良き日本に出会うことができた」。夢は日本とフランスの架け橋になることだ。

 ジョルダンさんはパリ出身。3歳で柔道を始め、漫画などを通じて日本に関心を持つようになった。大学では日本語日本文化学を専攻し、明治期フランスに渡った日本人の研究をしていたという。05年7月、イベントや講演を通じて国際交流を進める県国際交流員としてやって来た。







日光~松島300キロの旅


元々、宗教や信仰の世界に興味があったという。「歩きながら心を磨きたい」。友人から松尾芭蕉の俳句を教えてもらったこともあり、奥の細道をたどることにした。


 地図やインターネットでコースを設定し、4月28日、宇都宮市内の自宅から一路日光を目指した。しかし、悪路などに悩まされ、日光についたのは結局夜になってから。「歩くだけでは予定していたゴールデンウイーク中に松島まで行けない」と気づかされ、電車などを乗り継ぎ、歌枕を中心に散策するように予定を変えた。


 芭蕉にまつわる話を聞いたり、知り合った人と一緒にお茶を飲んだり……。行く先々の人が優しかった。ビルが立ち並ぶ街中を離れ、コンビにも自販機もない景色の中を歩き、「イメージしていた日本をより近くに感じられた」と振り返る。


 5月4日、無事松島にたどり着いた。「芭蕉が歩いた300年前も今と変わらぬ風景だったのだろうか」。その手前、「契りきな……」で知られる歌まくら「末の松山」(宮城県多賀城市)では「旅の果てには死がある。人間はいつか死ぬ。」という無常観を感じた気がしたという。


 日本人より日本人っぽくなったジョルダンさんだが、8月にはフランスに帰国する。通訳になるため、専門学校に通う予定だ。国際舞台を目指し、新たな旅が始まる。


 「私にとって日本は外国ではなくなった。世界中の日本人と交流し、日本とフランスの架け橋になれればうれしいね」〔金子智彦〕


旅の終着点、松島で記念写真に納まるジョルダンさん


松島で海を眺めるジョルダンさん。かけがえのない貴重な思い出になった=いずれもジョルダンさん提供


「朝日新聞、栃木版、19年6月8日」

jeudi 5 juillet 2007

Journal ASAHI du 8 juin 2007

Un jeune français
à la recherche du coeur du Japon, sur la Sente du bout du monde


Romain Jourdan,
Attaché aux relations internationales




Ce printemps, un Français a pris le chemin de « la sente étroite du bout du monde ». Romain Jourdan, 25 ans, assistant aux relations internationales pour le département de Tochigi. Un voyage de 300 kilomètres, de Nikkô (Tochigi) à Matsushima (Miyagi), à la recherche du « coeur » du Japon. « J’ai enfin trouvé le bon vieux Japon que je cherchais depuis longtemps ». Son rêve est de devenir une passerelle entre le Japon et la France.

Monsieur Jourdanvient de Paris. Il découvre le Japon à travers le judo, qui pratique depuis l’âge de trois ans, et la culture populaire, les mangas. A l’université il étudie les langue et civilisation japonaises et poursuit une thèse sur les Japonais qui ont visité la France pendant l’ère Meiji. Depuis juillet 2005, il travaille à la préfecture de Tochigi où il organise de nombreux séminaires et
évènements pour développer les relations internationales.



Nikkô –Matsushima : un périple de 300km


A l’origine, il s’interesse au monde des religions et de la foi. « La marche est une bonne façon de se purifier ». Un de ses amis lui présente un jour les haikus de Matsuo Bashô. C’est ce qui le décide à emprunter lui aussi la « sente étroite du bout du monde ». Après avoir établi un itinéraire grace à internet, le 28 avril il part à pied de chez lui le 28 avril et prend la route pour Nikkô. Les mauvaises conditions font qu’il arrive à la tombée de la nuit. Il se rend compte qu’il ne pourra pas parvenir
jusqu’à Matsushima en une semaine en comptant seulement sur ses pieds. Il décide donc de prendre le train tout en explorant les lieux poétiques du nord du Japon.

Il recueille au cours de son périple des informations sur Bashô en prenant le thé avec des rencontres de passage... Partout où il va les visages sont amicaux. Il s’éloigne des centre-villes hérissés d’immeubles et bat la campagne, sans un seul combini ni distributeur. « Je me suis rapproché du Japon tel que je l’imaginais ».

Le 4 mai, il arrive sans encombres à Matsushima. « C’est sans doute le même paysage que
Bashô a découvert il y a trois cent ans ». Un peu avant cela, il se retrouve au lieu dit « la dernière montagne des pins » (Sue no Matsuyama). Là il prend conscience, comme Bashô avant lui,
"qu’à la fin de tout voyage il n’y a que la mort. On meurt tous un jour, la vie est éphémère".

Monsieur Jourdan est sans doute plus japonais qu’un Japonais. Il rentre en France au mois d’août.
Il envisage d’intégrer une école d’interprète. C’est sans doute le début d’un nouveau voyage qui a pour destination la scène internationale.

« Pour moi, le Japon n’est plus un pays étranger. Il y a des Japonais partout de par le monde. J’aimerais offrir des passerelles entre nos deux pays".

Tomohiko Kaneko

mardi 3 juillet 2007

Quelques explications

Bonjour,
Mon carnet de voyage se termine sur les mots que vous venez de lire. J'ai plein de photos et de souvenirs qu'il me faudrait mettre dans le bon ordre pour vous conter la fin de l'histoire et comment une jeune fille qui m'est très chère m'a rejoint ce jour-là.

Malheureusement,  je n'en ai pas le temps, ni l'énergie en ce moment.
Ma vie déborde, d'évènements heureux et d'évènements tristes, je suis trop pudique pour les partager avec vous ici. J'espère que vous ne m'en voudrez pas. Retenez cette date : le 6 août. Faîtes du feu dans la cheminée, je reviens chez nous.

La prochaine note, que vous lirez demain, sera la dernière de ce blog-journal-de-voyage-de-deux-ans-au-Japon.

Je voudrais pour finir vous remercier tous de m'avoir soutenu et suivi jusqu'ici. Merci à ma famille, à la dream-team de Brunoy-Plage, les zotakus deluxe de l'INALCO, mes amis JETs à qui je dois de nombreux moments excellents au Japon, tous mes amis japonais qui ont eu le courage de décrypter ma prose maladroite, toutes les personnes qui sont tombées ici par hasard (était-ce vraiment un hasard ?) au détour du web, et un spécial merci au beau-papa d'Olivier, que je n'ai jamais rencontré mais qui m'a fait chaud au coeur avec ses commentaires très sympathiques.

Mille bisous à tous le monde.
Re-mille bisous pour toutes celles et ceux que j'ai oublié (ne serait-ce qu'un instant).

Je vous retrouve demain pour la dernière note.


Romain